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isolationDepuis les années 70, la crise énergétique a amené les constructeurs à freiner les pertes de chaleur des maisons en les isolant et en les calfeutrant mieux. L'augmentation des quantités d'isolant s'est accompagnée d'une plus grande attention au pare-vapeur, qui auparavant était souvent un papier kraft (très perméable aux courants d'air) agrafé aux colombages de bois. Il y avait là beaucoup de place à l'amélioration, ne serait-ce qu'en généralisant l'utilisation de polyéthylène en grands rouleaux en guise de pare-vapeur et en prenant soin de sceller les joints. Naturellement, il fallait aussi soigner l'enveloppe extérieure, jusque-là constituée d'un panneau de fibre de bois enduit de goudron (insul sheating). Quelquefois, les joints entre les panneaux étaient remplis de calfeutrant, qui séchait et craquait cependant dès les premières années de construction. Une telle enveloppe laissait respirer les maisons.

Problèmes en vue

fenetre-moisieL'avènement du pare-air et le calfeutrage des ouvertures ont entraîné des conséquences sérieuses sur la qualité de l'air dans nos résidences. Sans vraiment le savoir, nous empêchions l'air de se renouveler dans la maison par un phénomène que certains ont nommé ventilation accidentelle. Même la hotte de cuisinière et le ventilateur de salle de bains ne trouvaient plus d'air de remplacement pour celui qu'ils évacuaient. Pendant ce temps, les taux d'humidité trop élevés et la prolifération des moisissures sont devenus monnaie courante.

Les entrepreneurs ont réagi en installant des systèmes d'évacuation plus puissants. Ils n'ont qu'amplifié le phénomène de pression négative et accru les infiltrations d'air froid par les rares ouvertures laissées dans l'enveloppe de la maison. Le supplément d'évacuation qui a d'abord été vu comme la solution au problème n'était en fait qu'une illusion. Une prise d'air frais se révélait essentielle au contrôle de l'humidité et à l'évacuation de l'air vicié.


C'est au cours de la même période qu'on a réalisé que certains matériaux de construction ou produits utilisés dans nos maisons dégageaient des gaz dont il fallait absolument se méfier. Parmi eux, le formaldéhyde est souvent utilisé dans la composition de colles servant à fabriquer des panneaux de particules et de contreplaqué et certaines matières textiles. Durant la première année suivant la construction, période où les matériaux dégagent beaucoup d'humidité et de gaz en séchant, les concentrations de polluants chimiques dépassent souvent les normes émises par Santé Canada. C'est pourquoi on doit absolument compter sur un système de ventilation capable d'assurer au moins un changement d'air à toutes les trois heures. Aujourd'hui ces normes sont dépassées car la prolifération des matériau composite oblige un changement beaucoup plus fréquent.

Les premiers échangeurs d'air

Les échangeurs d'air ont alors fait leur apparition sur le marché au début des années 80. Recevant dans leur caisson une portion d'air frais pour quatre portions d'air chaud tiré de la maison, ces appareils munis d'un seul ventilateur acheminent le plus souvent vers le sous-sol le mélange d'air obtenu. Leur méthode de contrôle est des plus rudimentaires : en marche ou arrêté. Ainsi, l'élimination des polluants se réalise par dilution et il est difficile de savoir quand s'arrêter. Puisqu'un tel échangeur d'air ne fonctionne pas sans votre intervention, aucun changement d'air ni dilution ne purifie l'air de votre maison lorsque vous êtes absent pendant une période prolongée. Si, au contraire, vous partez en oubliant d'arrêter votre appareil, l'air de la maison s'assèche rapidement et peut même être refroidie.

Une technologie en constante évolution

Puis sont apparus les appareils commandés par humidistat, par détecteur de polluants ou par minuterie, qui permettent de gérer plus efficacement la mise en marche et l'arrêt de la ventilation. Les échangeurs d'air à commande électronique, beaucoup plus sophistiqués, leur font aujourd'hui concurrence sur le marché de la maison neuve. La technologie a évolué de sorte que vous pouvez aujourd'hui compter sur l'efficacité du ventilateur récupérateur de chaleur (VRC) qui, lorsqu'il fonctionne à serpentins et compresseur, peut même servir à contrôler l'humidité, rafraîchir l'air frais entrant l'été et chauffer l'air entrant durant l'hiver. Fini les échangeur d'air qui laisse entrer l'air froid.